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Manque le silence et les fenêtres calfeutrées. Manque les yeux froncés, mains tendues, crayon en main pour la mesure. Manque le son mat des fusains sur la feuille. Manque la chaleur de la lampe sur le coin d’une épaule puis le fourmillement dans la jambe d’être trop longtemps sans mouvement. Manque la concentration des autres. Manque la conscience des appuis et la sensation d’un os fiché dans la table. Manque le ronron du radiateur. Manque le corps découpé en tranche par le dessin. Manque l’intensité de nos présences. Manque.

Manque mes heures immobiles.