Catégorie : le divers, l’enclos
-
.028
Ça s’ouvre comme « à la bourre », un peu en retard, après le train. On peut se dire qu’on a manqué l’essentiel, que tout a été dit avant. C’est une phrase qui commence par faire exister les autres, celles qu’on a manqué. C’est une tentative, un coup d’essai. Il s’agit d’une lutte avec les mots, leurs…
-
.027
Surtout, il faudrait laisser derrière les habitudes et les attentes, chercher là où on ne s’attend pas, travailler sans cesse à passer la frontière et à ne plus très bien savoir où l’on écrit. Il faudrait s’étranger sur son propre terrain et construire une perte, un déséquilibre qui nous fasse céder sur nous-même. En somme,…
-
.026
Modèle, je dépose mes contours à terre, j’invente un corps dont aucun dessin ne pourra rendre compte. Je peux être une hanche proéminente, un coude large comme un tronc. Dans le quart d’heure de silence que m’offre le dessin, je tiens tout entière dans mes appuis.
-
.025
et tomber, après une journée d’errance parmi les livres (sans qu’aucun ne sache m’arrêter), tomber sur une phrase, la seule en vérité que j’étais capable de lire aujourd’hui; la seule qui, en l’espace de sa lecture, retrousse toute la journée, la vie même, et me replace sur mon endroit. A Georges Perec.
-
.024
Matin. La rue est déserte. Le jeune garçon en combinaison grise recule en travers de la rue. Les mains camouflées par d’épais gants de cuir verts, il tire un long câble recouvert d’une gaine de plastique jaune vif. Cheveux coupés courts (en léger dégradé sur les tempes), peau réglisse, il porte des écouteurs sans-fils blancs.…