Catégorie : le divers, l’enclos
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Pi-ca-p-p- tu les surprends à bégayer dans un recoin de solitude , c-c-ca-c-ca-pi, incapables de formuler le nom,-p-p-pi-ta-ta-pi. Combien de bouches peuvent encore articuler le nom de ce qui leur inflige des blessures? ca-pi-talisme est invisibilisé jusque dans son énonciation.
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Je me souviens de l’ombre violacée des mûriers, des coups de griffes que cela laissait de vouloir se mettre à l’abri du soleil.
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Les lieux sont des points sur les cartes. Taches sombres comme des trous dans la trame cartographique. Ils sont des déchirures qui attisent l’écriture.
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Ta langue, tu ne la quittes pas, tu l’enserres et vis contre elle, tu la creuses, la rognes et la ronges des jours durant. Ta langue n’est pas muette, ne tourne pas inlassablement dans ta bouche, elle se répand, frappe, lape, vient goûter la sueur des autres, leurs tremblements. Ta langue est gourmande, rôdeuse, elle…