Revoir le monde de l’enfance depuis les tracés d’une carte. Au crayon, suivre les chemins traversés autrefois et découvrir ce qu’il y a de charnel à emprunter du bout de la mine ce qui constituait un monde entier, le seul, le mien. Sentir l’intensité qui patientait tapie dans les lignes.
Catégorie : le divers, l’enclos
.212
La plante de ton pied a ses radicelles, elle se fiche bien des haut-le-cœur qui te traversent, des halètements qui voudraient te faire perdre pied.
.211
Parfois, les désirs avortés construisent des cavernes au dedans de moi.
.210
la maison grandit,
les souvenirs s’agrègent,
son corps,
devient une pièce de ma mémoire,
en expansion,
elle retient tout ce qui s’est passé,
ici est ma digue.
.209
Tu prendras la longue répétition des heures pour une impasse. Tu douteras de la lumière blanche qui s’abat sur les murs. Tu auras des vertiges en pensant que la dernière nuit est encore loin. Tu perdras patience et courage avant de saisir que tout est là, retenu dans l’ombre de tes pieds, comme un sol où te tenir debout.