les sédiments
les sédiments:
dépôts textuels formés à fréquence variable depuis les matières du monde. Depuis 2019.

- .248Dans la touffeur des printemps contrariés par les pluies, les cerises ont-elles toujours un goût amer?
- .247L’écriture est une marche vers l’honnêteté.
- .246Basse saison que l’hiver perclus de givre.
- .245Un pays de haies est un paysage qui bruisse et parle au moindre coup de vent.
- .244Au milieu de la nuit, je glisse sur des eaux noires. Piégées sur ma rame, les algues grandissent et s’accrochent aux planches courbes de ma barque. Les eaux sont traversées d’une ombre que l’aube vient dissoudre.
- .243Il y a des questions que l’on ne résout pas mais dont on augmente peu à peu l’opacité. La mienne, sans cesse remise au feu de l’articulation, des phrases: Que faisons-nous avec les lieux que nous habitons?
- .242Le temps d’un atelier d’écriture, l’espace s’ouvre, se transforme et parfois disparaît. Ne comptent que les mots sur les pages et, en chacun.e, la voix intérieure qui grandit, trouve ses chemins vers l’extérieur. Le lieu de l’atelier est modeste: une… Lire la suite .242
- .241À la faveur d’un détour et d’un bruissement de lumière, voir surgir l’impermanence du paysage. Tout est autre et tout est identique. Dans les éclaboussures provoquées par ce surgissement, je distingue une énigme: combien de fois faut-il faire le tour… Lire la suite .241
- .240La terre a des crocs. Regorge de vers. Elle s’anime et se nourrit de ce qui l’effleure.
- .239Guetter les premiers bourgeons parfum de jacinthe dans l’angle du carrefour tout l’air emporté par les éclats violets et blancs.
- .238Par les pieds, je trace les contours de l’habitation. Petits pas sur les graviers, le long des parterres de fleurs. Je me trace des contours.
- .237Avant d’avoir Perdre Perdre celles et ceux nés plus tôt traverser les maisons vides où s’accumulent des vêtements repliés pour toujours
- .236Parfois , j’écris pour me déshériter.
- .235Ce matin, je fais une étrange expérience. Comme régulièrement depuis plusieurs années déjà, je retourne à la source de mon chantier d’écriture ; comme une bête va à la rivière, je consulte mes archives. Cartes, plans cadastraux et journaux rassemblés dans… Lire la suite .235
- .234Je n’aimerais pas vivre dans une maison neuve. La peinture trop fraîche, trop lisse. L’absence de traces de doigts sur les boiseries. Les murs sans accros. Toutes les matières du lieu, proches d’un commencement, ne seraient pas assez blettes. Car… Lire la suite .234
- .233Je crois qu’il existe des communautés d’enspacement. Ces nébuleuses sont formées par toutes celles et ceux qui sont habité.e.s par un même espace et sont traversé.e.s d’une même syntaxe. Les membres de ce groupe en perpétuelle expansion se reconnaissent à… Lire la suite .233
- .232Certains jours, aller à la rivière pour essayer de retenir ce que le courant emporte. Sur la rive, entre deux pierres, débusquer un os.
- .231Nous sommes dans l’atelier. Nue et immobile, je t’observe déplier tes lignes. Le silence heurté par les frottements de ton fusain, je te regarde au travail. Pour étendre le délicat sillon où viennent se glisser mes contours, tu dois réapprendre… Lire la suite .231
- .230J’ai longtemps été dans l’incapacité d’utiliser le mot campagne pour parler de l’endroit dans lequel j’ai grandi. Dire ou écrire campagne m’inscrivait, par contraste, dans la ville; d’une certaine manière, cela achevait l’exode.
- .229Face à l’immensité du ciel, perdre tous mes moyens. Dans l’encre bleue, rester muette.
- .228La mer déploie des formes merveilleuses. Sur les cartes marines, dans les profondeurs de ses eaux ou dans les reflets irisés des roches corrodées par le sel, elle étend sa force d’attraction bien au-delà des jeux de l’enfance.
- .227Certains soirs, certains jours, vaciller et avoir peur de ne pas savoir quoi faire de la nuit qui s’étend sur les cœurs et veut ronger nos liens. Comment faire pour tenir? Comment endurer les distances, les silences, les violences ?… Lire la suite .227
- .226Toute idée de pureté est à faire mourir.
- .225J’ai la nostalgie de l’île, de ses douceurs sur la peau et dans la bouche. Tout me manque. La Turquie à l’horizon, la chaleur volcanique, les accentuations de la langue et ces murs qui savaient retenir le ciel et ralentir… Lire la suite .225
- .224Après la marche et l’orage, je dois me résoudre à quitter les pliures des chemins, les recoins de feuillages, il faut rentrer. Sur la route, je pense aux élans que les creux et les ouvertures ont éveillés. Ces seuils sont… Lire la suite .224
- .223Saturer l’espace d’angles et de points de vue, aménager la matière, composer des dialogues et, finalement, transformer le monde en paysage.
- .222Changer de terrain.Au sud, se tourner vers la mer.Découvrir un monde de nuances, reliefs et profondeurs.Se sentir loin, très loin des formes familières.Par les eaux, être dépaysée.
- .221Creuser, fourrager, s’obstiner à déceler par l’écriture un secret du terrain ou un morceau du lieu qui aurait échappé à l’arpentage régulier. Parfois, tomber sur un trésor : un « fossile de durée », dirait Bachelard, que la mémoire avait englouti. Ce fossile,… Lire la suite .221
- .220c’est l’été, un courant d’air chaud fait jouer les perles du rideau, léger grelot de bois, la sieste vient de fendre.
- .219Parfois, sans prévenir, ma bouche, pleine de ce qui ne s’explique pas, débordante de désir. Et la joie que cela suscite de regarder, chez les autres, les lèvres s’entrouvrir.
- .218Encore combien, combien de temps à nous laisser briser en menus éclats, combien d’années à veiller sur les copeaux d’un monde que les chiens dévorent, combien d’heures à prier, à rêver qu’une déferlante arrive et que sur leurs corps, l’eau,… Lire la suite .218
- .217Tenir la frontière pour l’endroit le plus sombre.
- .216Les lieux d’autrefois sont inatteignables. À mesure que j’avance, la rive s’éloigne. Peu importe la force du courant ou la puissance de mes bras, les terres se dérobent à l’horizon. Rentrer est impossible. Revoir est interdit. L’enfance a sombré depuis… Lire la suite .216
- .215Dans l’atelier, tu regardes fixement le pan de mur qui se trouve devant toi. Le temps s’écoule et s’étire jusqu’à ce que tu ne reconnaisses plus rien de ce que tu avais vu au moment de prendre la pose ; tout… Lire la suite .215
- .214octobre 2022. La joie indescriptible d’apprendre que le prix Nobel de littérature vient d’être décerné à Annie Ernaux. Je repense à l’étudiante boursière qu’elle a été au début des années 60. Je pense aux crampes utérines traversées seule dans une… Lire la suite .214
- .213Revoir le monde de l’enfance depuis les tracés d’une carte. Au crayon, suivre les chemins traversés autrefois et découvrir ce qu’il y a de charnel à emprunter du bout de la mine ce qui constituait un monde entier, le seul,… Lire la suite .213
- .212La plante de ton pied a ses radicelles, elle se fiche bien des haut-le-cœur qui te traversent, des halètements qui voudraient te faire perdre pied.
- .211Parfois, les désirs avortés construisent des cavernes au dedans de moi.
- .210la maison grandit, les souvenirs s’agrègent, son corps, devient une pièce de ma mémoire, en expansion, elle retient tout ce qui s’est passé, ici est ma digue.
- .209Tu prendras la longue répétition des heures pour une impasse. Tu douteras de la lumière blanche qui s’abat sur les murs. Tu auras des vertiges en pensant que la dernière nuit est encore loin. Tu perdras patience et courage avant… Lire la suite .209
- .208Pi-ca-p-p- tu les surprends à bégayer dans un recoin de solitude , c-c-ca-c-ca-pi, incapables de formuler le nom,-p-p-pi-ta-ta-pi. Combien de bouches peuvent encore articuler le nom de ce qui leur inflige des blessures? ca-pi-talisme est invisibilisé jusque dans son énonciation.
- .207Je me souviens de l’ombre violacée des mûriers, des coups de griffes que cela laissait de vouloir se mettre à l’abri du soleil.
- .206Ici est une langue.
- .205Les lieux sont des points sur les cartes. Taches sombres comme des trous dans la trame cartographique. Ils sont des déchirures qui attisent l’écriture.
- .204Ta langue, tu ne la quittes pas, tu l’enserres et vis contre elle, tu la creuses, la rognes et la ronges des jours durant. Ta langue n’est pas muette, ne tourne pas inlassablement dans ta bouche, elle se répand, frappe,… Lire la suite .204
- .203Les corps s’échauffent, les épaules s’agitent dans les vestons, ça cause à n’en plus finir jusqu’à saturer les écrans de meurtrissures. Et tu cherches, dans le décor, à entendre la langue ciselée, active qui parlera d’autre chose que d’un pli… Lire la suite .203
- .202L’archive a ses vertiges. Sous certaines phrases, des cavités. Invisibles la plupart du temps, elles s’ouvrent sous le poids de certains lecteurs.
- .201Il y a des mots que j’use peu. Papa est l’un d’entre eux.
- .20010h30. 8 octobre 2021. Poitiers. Je fais la queue comme tous ces autres devant la porte d’entrée qui nous donnera accès à la braderie Emmaüs. Nous sommes une centaine à patienter pour dénicher quelques fringues à prix modique, peut-être quelques… Lire la suite .200
- .199La lumière du temps me traverse. J’ai trois ans, douze, trente-deux ans et soixante-sept à la fois. Je suis toutes mes cellules rassemblées : vieillissantes, perdues, en formation. Je suis toutes mes cellules et toutes les années du monde à la… Lire la suite .199
- .198Tu regardes fixement le pan de mur qui se trouve devant toi et tu crois y voir les restes d’une tapisserie, probablement un motif fleuri dans des teintes brune, rousse, terre de sienne. Par endroits, tu crois apercevoir des motifs,… Lire la suite .198
- .197Quand ils se déplacent sur les murs, les écureuils ressemblent à des lézards.
- .196Par la bouche, par le nez, par ton corps tout entier, tu descelles la nature du terrain. Les verres s’inclinent, le vin s’aère, les arômes se révèlent en silence. Tu dégustes, Disponible au seul présent, tu laisses ta mémoire ouvrir… Lire la suite .196
- .195Le lieu, un vocabulaire.
- .194en avant ça bute contre le gros orteil, ça fait frémir d’un coup et stopper net à un mètre dix du tableau blanc, ça fait baisser les yeux pour constater la pointe de la chaussure plantée dans le bois qui… Lire la suite .194
- .193je tape autrice je lis actrice systématiquement je m’agace systématiquement l’incorrection automatique.
- .192À l’échelle du paysage, la crue est un bouleversement identitaire. En laissant les eaux se répandre, elle vient rebattre les cartes. Sans doute le plaisir que je trouve à observer les montées des eaux réside là, dans ces respirations d’identités.… Lire la suite .192
- .191Revenir.Glisser.D’un lieu à l’autre, les frontières sont parfois illisibles.
- .190La langue collective est rétive, ne se donne pas sans négociations.
- .189À trop rester à demeure, les corps cherchent des ivresses adolescentes.
- .188Projetée hors du sommeil par un désir irrépressible de corps en mouvements, je veux sentir la peau, le souffle de ces autres, inconnus, effleurés sous les lunes synthétiques. Me voilà hors du lit, les jambes parcourues d’impatiences. Brûlante, je veux… Lire la suite .188
- .187Sortir essorée, terminer liquéfiée, littéralement pétrie par la tension qui se noue dans le défi de faire écrire. Et quelle joie!
- .186Tu te trouves face à un espace vide de présence humaine, une zone recouverte d’un fin gravier couleur rouille. Il fait nuit depuis plusieurs heures. Tu vois cette succession d’arbres décharnés par l’hiver, chacun dans son parterre carré (bordures de briques… Lire la suite .186
- .185déplier, énoncer, attiser, admettre, reprendre, attendre, être là, regarder, découper, lire, faire lire, découvrir, commencer, répéter, encourager, déconstruire, évoquer, dire, faire écrire, laisser surgir, inspirer, peupler, ouvrir, éroder, reprendre, définir, délimiter, circonscrire, détailler, multiplier, accumuler, ressentir, formuler, couper, relier, faire… Lire la suite .185
- .184Entrer ensemble dans l’écriture, donc commencer par vaciller. Billes écarquillées devant moi, bouches grandes ouvertes sous les masques, sourcils froncés et flot de questions. Comment ça tous les lieux du lycée? De quoi est fait un lieu? C’est dehors? C’est… Lire la suite .184
- .183.Bommes, lisière du Ciron. Beige, grège, gris argent, pierre de lune, cendres et légers reflets d’ocre céladon strié de bruns, brume, brume, brume bercée par les branches du prunier, percée par les ronces du mûrier une aube encore à conjuguer… Lire la suite .183
- .182Mercredi 20 janvier 2021: le vieil homme orange et jaune (après avoir gracié ses derniers amis) cède sa place, sans assister à la cérémonie, au très vieil homme blanc vêtu de noir qui jure (sur le gros, grand, lourd, Livre… Lire la suite .182
- .181En hiver, bien après les feuilles, la vigne disparaît; les ceps sont des corps tortueux aux bras dressés vers le ciel. L’horizon est drapé d’une foule qui acclame en silence l’arrivée du givre.
- .180Quand le Ciron retrouve son lit, ce sont des plages de sable qui rongent les berges. De Bommes à Sauternes: paysage hanté par une mer lointaine.
- .179je m’étais replié, je me replie, je me replierai (?)tu t’étais replié, tu te replies, tu te replieras (?)il s’était replié, il se replie, il se repliera (?)nous nous étions repliés, nous nous replions, nous nous replierons (?)vous vous étiez… Lire la suite .179
- .178Prendre le temps d’observer, ne pas lésiner sur l’attention portée au monde et se laisser surprendre par les signes déposés devant soi. Aujourd’hui, trouver mondes familiers et dépaysements enchevêtrés, conjugués sur un mur, dans la multiplicité des glyphes.
- .177Se présenter: pieds tournés vers les visages, dos au tableau, se rendre disponible au seul présent; se livrer à lui; être là, dans la seconde qui s’écoule et jusqu’à la prochaine, habiter ce temps; apparaître, faire acte de dévoilement.
- .176En hiver, derrière les coureurs, une certaine odeur de lessive.
- .175Écrire depuis le ventre du lieu. Les mains, le regard, le corps entier tourné vers ce ventre, car le ventre est un centre. Ici, je découvre que le lieu adéquat n’est pas toujours celui auquel on pense. Après deux jours,… Lire la suite .175
- .174Atterrir, poser les deux pieds sur le sol, un nouveau, un que je ne connais pas; regarder autour, découvrir les visages, les volumes, les horizons qui s’établissent ici; prendre le temps; atterrir dans l’expiration de l’air familier et poser un… Lire la suite .174
- .173À l’approche du départ, désigner ce qui fait monde, organiser ces choses dans ce qui semble à chaque fois être une trop petite boîte.
- .172Dans l’épaisseur ténue du jour, vaciller, perdre l’équilibre, entrer de nouveau en mouvement et glisser hors de la stupeur, s’ébrouer pour se défaire de la sidération, retrouver les autres et l’autour, se mouvoir.
- .171(début du texte : .166) Les pupilles focalisées sur ces éclats, je regarde s’épuiser les angles et mesure la force des corps qui rongent les pyramides de neige et de glace. Inlassablement, les rétines numériques enregistrent. Elles captent, notent et… Lire la suite .171
- .170(début du texte : .166) . Islande C’est le live de l’épure et, en hiver, celui du guet. Le désir de capture exotique est porté à son comble. Immensité bleue, perdue dans la nuit quasi continue, j’attends indéfiniment. La ligne… Lire la suite .170
- .169(début du texte : .166) . Chutes du Niagara C’est pour le frisson, le fracas, la démesure, enfin ce que j’en imagine. La première fois le lien d’Earthcam ne me dévoile rien qu’une épaisse brume dans la pénombre. Il fera… Lire la suite .169
- .168(début du texte : .166) . Bali C’est une attraction pour les sons, BA – LI, et puis certainement une curiosité attisée par le voyage de deux amis. Je ne peux pas résister, il faut que je profite de leur… Lire la suite .168
- .167(début du texte : .166) Sur toute la surface de la planète, des rétines numériques enregistrent et diffusent les mouvements du monde. Des corps font irruption dans les cadres, errent au centre de l’image ou traversent le paysage avant de… Lire la suite .167
- .166J’ai bien du mal à retrouver l’origine de ces départs réguliers, difficile pour moi de dire comment s’est creusée l’habitude d’aller regarder ailleurs et sans mes pieds. Je crois me souvenir d’une voix à la radio révélant l’existence d’une plateforme… Lire la suite .166
- .165Avec le Black Friday, en Corée du Sud, plusieurs hommes (des coursiers-livreurs) ont trouvé la mort. Ils sont tombés d’épuisement. Il y a des phrases qui requièrent qu’on les sorte des colonnes des journaux, qui exigent de nous qu’on les… Lire la suite .165
- .164Dans les jours sombres, il m’arrive de penser que l’histoire des femmes est une histoire de l’enfermement.
- .163C’est un véritable exercice, pour un esprit comme le mien, d’accepter de se laisser tordre par la rigidité des conventions. Comme une vache à qui l’on vient de poser une entrave, rien ne me donne plus envie de répondre en… Lire la suite .163
- .162Suzanne faisait le même rêve. Chaque nuit les images revenaient. Légèrement modifiées. D’autres angles, d’autres cadrages, des rythmes différents mais, toujours, cela revenait. Elle se trouvait dans un bois, quelqu’un ou quelque chose la poursuivait, elle se cachait pour échapper… Lire la suite .162
- .161Toute idée de nature est une mélancolie.
- .160Certaines photographies sont des présages. Regardez de plus près. Retrouvez le vieil imprimé d’une chemise ou la disposition d’un salon. Vérifiez la date au dos de l’image. Bien qu’elle ait été prise il y a des années, ce n’est que… Lire la suite .160
- .159A la tombée de la nuit, vers 18h, poser le citronnier et le laurier sur le support à roulette et les hisser à l’intérieur. Ainsi, s’ouvrait l’hiver.
- .158Manque le silence et les fenêtres calfeutrées. Manque les yeux froncés, mains tendues, crayon en main pour la mesure. Manque le son mat des fusains sur la feuille. Manque la chaleur de la lampe sur le coin d’une épaule puis… Lire la suite .158
- .157Écrire: police sans serif. Penser: police sans shérif.
- .156Partout, dans les villes, quelque chose me parle. Parcmètres, panneaux de signalisations, enseignes de magasins, prospectus laissé à terre, t-shirts ou casquettes imprimés d’un slogan, plaque d’un médecin, boîtes aux lettres, panneaux « Bienvenue » à l’entrée des résidences, pancartes sauvages fixées… Lire la suite .156
- .155L’espace numérique est un monde de mirages où l’on croit voir des images, entendre des sons, lire des cartes quand, en définitive, toutes ces apparitions ne sont que les réfractions d’autres signes, formant langage; un langage difficile, que les novices,… Lire la suite .155
- .154Ça lui était revenu dans une après-midi de juillet. Elle était sortie sur la terrasse, s’était allongée seule sous la treille, les autres dormaient encore dans la maison, et elle avait regardé les ombres du feuillage former des tâches sur… Lire la suite .154
- .153Au dehors, la vie à marée basse.
- .152À domicile / ad libitum / ad victoriam ? / ad nauseam Bis repetita (placent?)
- .151Le vide a-t-il une ombre?
- .150La haie n’est pas une ligne mince. La haie est épaisse, large, elle a de la hauteur aussi. La haie est un monde. C’est important de le savoir, de l’écrire. Il faut rompre avec cette idée que la haie est… Lire la suite .150
- .149Après de longues heures, dans le tissus du masque, retrouver cette odeur singulière teintée de salive et de souffle, cette humidité soyeuse et intime, que seul le doudou de l’enfance savait convoquer.